Réalisations au Togo dans la région de KARA (Préfecture de Bassar)


La première priorité concernait les villages de Damando, peuplé de 500 habitants et Tawalba, à 3 km, peuplé de 250 habitants. Si Damando est à 36 km de Bitchabé par la piste, celle-ci devenant impraticable pendant la saison pluvieuse, il faut alors parcourir 100 km par la route en passant par le Ghana pour se rendre au marché ou au dispensaire…
Les habitants sont des cultivateurs d’ignames, maïs, sorgho, coton… Ils font également de l’élevage : volailles, porcs, lapins… mais l’écoulement de la production est problématique : il est confié à des intermédiaires qui viennent au village la chercher et ne paient que lorsqu’elle est vendue, lorsqu’elle peut l’être…
Il n’y avait pas de puits dans les villages de Damando et Tawalba (ou Taouleba).
Les habitants utilisaient l’eau terreuse de réserves creusées à la main qui se tarissent en période sèche. Les femmes devaient alors parcourir des kilomètres pour aller dans la montagne et puiser de l’eau entre 2 rochers… L’eau des réserves, de couleur brunâtre, était utilisée sans être bouillie…
C’est à cette situation d’urgence que FIDEI et STV ont cherché à remédier au plus vite.
STV et FIDEI ont reçu de donateurs privés et d’entreprises une aide financière pour la réalisation courant 2015 de deux forages : l’un à Damando, l’autre à Tawalba. Le coût global s’est élevé à 20.000 €.


 

L’effort de tous a permis la réalisation de ce projet essentiel à la santé et au développement de la population locale de cette région défavorisée et fortement isolée.
Un comité de gestion organisé par les villageois a été mis en place, nommé un responsable du puits et défini le mode de participation des villageois ; une petite contribution financière est demandée de façon à faire face aux frais d’entretien.
Peu d’adultes parlent le français. Le taux de scolarisation est particulièrement faible aussi bien pour les filles que les garçons. L’école primaire la plus proche se trouve à Yakédji à 7 km. La fréquentation en est très irrégulière voire impossible pour les petits jusqu’à 8 ans.

STV et FIDEI apporteront un soutien à la population locale pour la construction d’un « apatame », préau sous lequel les enfants pourront commencer à 6 ans le CP et continuer jusqu’au Cours Élémentaire. Une recherche est en cours pour recruter un instituteur ou une institutrice.
Dès avril 2015, l’apatame a été réalisé par les parents, c’est un progrès substantiel, pour un apprentissage des connaissances fondamentales.
Les villageois ont pris leur destin et celui de leurs enfants en main malgré les conditions de vie difficiles.

Le deuxième volet prioritaire du plan d’action porte sur l’accès à l’eau pour la population de Bitchabé et de Bitchobébé et sur la création d’une école maternelle.
Un jardin d’enfants a pu être mis en place par STV dans l’école publique entre Bitchobébé et Bitchalambé. Déjà, 60 enfants de 2 à 4 ans ont bénéficié de cette structure en 2013/2014.
Ultérieurement, STV et FIDEI envisageront l’achat d’un moulin à farine, géré par les parents d’élèves, pour la transformation des produits des cultures. Ceci contribuera également au budget de l’école à venir.

 

Un troisième volet portera ensuite sur les infrastructures de santé et sur le transport des patients

Deux « cases » de santé seront mises à la disposition de la population : l’une, à Yakedji, le village le plus éloigné de Bitchabé, l’autre à Koutoum pour délocaliser et favoriser l’accès aux soins, à l’éducation et à la prévention.

Seront alors dispensés des vaccinations, des consultations de nourrissons de 0 à 3 ans, un suivi nutritionnel, des conseils d’urgence, une éducation et une prévention pour les jeunes filles, une éducation des futures mères et une promotion féminine. Ainsi les femmes auront-elles un meilleur suivi et éviteront-elles de parcourir à pied jusqu’à 25 km pour aller au dispensaire de Bitchabé.
Il restera à doter la population d’un moyen de transport adapté pour les transferts vers les dispensaires et hôpitaux de la région. STV et FIDEI procèderont à un appel à dons de particuliers pour l’achat de 2 « MotoKia », l’un pour le secteur de Damando, l’autre pour celui de Koutoum, disposant d’une remorque équipée pour le transport des malades. Ces véhicules seront confiés à des structures collectives ; ils pourront également être utilisés pour l’acheminement des productions agricoles vers les marchés régionaux.

Après les forages entrepris par FIDEI en partenariat avec STV dans les villages de Damando et Taouleba, celui de Kountoum a pu être réalisé par Caritas pendant l’année 2016.
Les constructions d’écoles ont alors pu être engagées. Celle de 2 classes d’enseignement primaire à Damando est terminée. L’école maternelle de Bitchabé est très avancée et sera inaugurée en novembre. Celle de Kountoum sera édifiée en 2017 dès que les ressources financières le permettront.

Inauguration fin 2016 d’une école primaire à Damando et d’une maternelle à Bitchabé

C’est en novembre, au Togo, qu’ont été inaugurées l’école primaire de Damando et Taouleba et l’école maternelle de Bitchabé édifiées dans le cadre du partenariat établi entre FIDEI et STV.
Après le creusement de deux forages par FIDEI les habitants s’étaient réunis pour construire de leurs mains des abris sommaires de bois et de palmes sous lesquels étaient scolarisés les enfants.
Dorénavant deux grandes salles de 63 m² permettent d’accueillir une centaine d’élèves de 3 à 10 ans en CP et CP1. Du matériel pédagogique a été remis aux instituteurs nommés par l’Etat togolais.


A Bitchabé, c’est sur le terrain de la Communauté des Sœurs Hospitalières de Saint Thomas de Villeneuve qu’a été bâtie une école maternelle, beau bâtiment de deux classes, où vont pouvoir être scolarisés jusqu’à 60 enfants de 2 à 5 ans de Bitchabé, Bitchalambé, Bidjomanbé, et Bitchobébé.