Togo


Togo

 

 

La Congrégation Saint-Thomas de Villeneuve (STV) dont la Maison Mère se trouve à Neuilly sur Seine, a fondé ses premières missions en Afrique en 1948, exerçant ses activités dans le domaine sanitaire, social et éducatif. En 2013 elle a établi une nouvelle fondation à Bitchabé au Togo.

FIDEI, association laïque enregistrée à la Préfecture des Hauts de Seine en 2003, exerce ses activités humanitaires dans les mêmes domaines en Inde, au Sénégal, au Burkina Faso et au Togo.

Avec l’appui initial de la municipalité de Neuilly dans le cadre des « Initiatives Jean Mermoz », FIDEI offre chaque année à des étudiants franciliens la possibilité d’entreprendre une expérience de solidarité internationale à travers des « missions d’été » d’enseignement de l’informatique et de soutien scolaire en Afrique.

Au sein de ses établissements d’enseignement en France, STV sensibilise les jeunes élèves à la solidarité et les associe à ses actions dans les pays en voie de développement.

Ces deux organisations franciliennes regroupent leurs ressources, contacts et compétences pour conduire ensemble un projet humanitaire au Togo conjuguant scolarisation, soins de santé, assistance économique, hygiène, et, en toute première priorité : l’accès à l’eau dans le secteur de Bitchabé. Bitchabé se situe à 25 km de Bassar, la Préfecture, et 90 km de Kara, siège de la Région. La population concernée compte 20 000 habitants répartis sur 3 cantons.
Cette zone est particulièrement sinistrée car elle est enclavée entre la frontière avec le Ghana et les cours d’eau du Togo permanents ou temporaires en période de pluies. Elle est très difficile d’accès surtout pendant la saison pluvieuse.

 

 

 

La première priorité concernait les villages de Damando, peuplé de 500 habitants et Tawalba, à 3 km, peuplé de 250 habitants. Si Damando est à 36 km de Bitchabé par la piste, celle-ci devenant impraticable pendant la saison pluvieuse, il faut alors parcourir 100 km par la route en passant par le Ghana pour se rendre au marché ou au dispensaire…
Les habitants sont des cultivateurs d’ignames, maïs, sorgho, coton… Ils font également de l’élevage : volailles, porcs, lapins… mais l’écoulement de la production est problématique : il est confié à des intermédiaires qui viennent au village la chercher et ne paient que lorsqu’elle est vendue, lorsqu’elle peut l’être…
Il n’y avait pas de puits dans les villages de Damando et Tawalba.
Les habitants utilisaient l’eau terreuse de réserves creusées à la main qui se tarissent en période sèche. Les femmes devaient alors parcourir des kilomètres pour aller dans la montagne et puiser de l’eau entre 2 rochers… L’eau des réserves, de couleur brunâtre, était utilisée sans être bouillie…
C’est à cette situation d’urgence que FIDEI et STV ont cherché à remédier au plus vite.
STV et FIDEI ont reçu de donateurs privés et d’entreprises une aide financière pour la réalisation de deux forages : l’un à Damando, l’autre à Tawalba. Le coût global s’est élevé à 20 000 €.


L’effort de tous a permis la réalisation de ce projet essentiel à la santé et au développement de la population locale de cette région défavorisée et fortement isolée.
Un comité de gestion organisé par les villageois a été mis en place, nommé un responsable du puits et défini le mode de participation des villageois ; une petite contribution financière est demandée de façon à faire face aux frais d’entretien.
Peu d’adultes parlent le français. Le taux de scolarisation est particulièrement faible aussi bien pour les filles que les garçons. L’école primaire la plus proche se trouve à Yakédji à 7 km. La fréquentation en est très irrégulière voire impossible pour les petits jusqu’à 8 ans.

STV et FIDEI apporteront un soutien à la population locale pour la construction d’un « apatame », préau sous lequel les enfants pourront commencer à 6 ans le CP et continuer jusqu’au Cours Élémentaire. Une recherche est en cours pour recruter un instituteur ou une institutrice.
Dès avril 2015, l’apatame a été réalisé par les parents, c’est un progrès substantiel, pour un apprentissage des connaissances fondamentales.
Les villageois ont pris leur destin et celui de leurs enfants en main malgré les conditions de vie difficiles.

Le deuxième volet prioritaire du plan d’action porte sur l’accès à l’eau pour la population de Bitchabé et de Bitchobébé et sur la création d’une école maternelle.
Un jardin d’enfants a pu être mis en place par STV dans l’école publique entre Bitchobébé et Bitchalambé. Déjà, 60 enfants de 2 à 4 ans ont bénéficié de cette structure en 2013/2014.
Ultérieurement, STV et FIDEI envisageront l’achat d’un moulin à farine, géré par les parents d’élèves, pour la transformation des produits des cultures. Ceci contribuera également au budget de l’école à venir.

 

Un troisième volet portera ensuite sur les infrastructures de santé et sur le transport des patients

Deux « cases » de santé seront mises à la disposition de la population : l’une, à Yakedji, le village le plus éloigné de Bitchabé, l’autre à Koutoum pour délocaliser et favoriser l’accès aux soins, à l’éducation et à la prévention.
Seront alors dispensés des vaccinations, des consultations de nourrissons de 0 à 3 ans, un suivi nutritionnel, des conseils d’urgence, une éducation et une prévention pour les jeunes filles, une éducation des futures mères et une promotion féminine. Ainsi les femmes auront-elles un meilleur suivi et éviteront-elles de parcourir à pied jusqu’à 25 km pour aller au dispensaire de Bitchabé.
Il restera à doter la population d’un moyen de transport adapté pour les transferts vers les dispensaires et hôpitaux de la région. STV et FIDEI procèderont à un appel à dons de particuliers pour l’achat de 2 « MotoKia », l’un pour le secteur de Damando, l’autre pour celui de Koutoum, disposant d’une remorque équipée pour le transport des malades. Ces véhicules seront confiés à des structures collectives ; ils pourront également être utilisés pour l’acheminement des productions agricoles vers les marchés régionaux.

 

 

Secteur de Kaboli région de Sokodé
FIDEI a reçu des aides privées pour le creusement de puits villageois dans le secteur de Kaboli dans la région de Sokodé. C’est ainsi que les villages de Rogbi et Fifidjo, ont pu avoir accès à l’eau en 2011, Souroutawi et Alindé en 2012, Assoulas-Bas et Kagazou en 2013, Nfoto et Modougou en 2014.