Réalisations au Togo dans la région centrale de Sokobé (Préfecture Tchamba)


Région Sokodé_TchambaRégion de Sokodé - Tchamba

Secteur de Kaboli région de Sokodé (ou Sakodé)

Programme d’accès à l’eau par creusement de puits ou forages

FIDEI a reçu des aides privées pour le creusement de puits villageois dans le secteur de Kaboli (aussi appelé Kambolé) dans la région de Sokodé. C’est ainsi que les villages de Rogbi et Fifidjo, ont pu avoir accès à l’eau en 2011, Souroutawi et Alindé en 2012, Assoulas-Bas et Kagazou en 2013, Nfoto et Modougou en 2014. Deux autres puits ont été créés à Samaidé et Djantadé près de Kaboli courant 2015.

Début 2017, les forages d’Assoula et Assola-Lamatessi ont été réalisés en partenariat avec l’OCDI de Sokodé pour la plus grande joie de la population. La profondeur du forage d’Assoula est de 65m et celle d’Assoula-Lamatessi est de 112m. Les 2 forages produisent une bonne quantité d’eau de grande qualité.

Le programme de développement de l’accès à l’eau au Togo s’est poursuivi activement en 2017 avec les puits creusés à Kala et Kala II.


Début 2018, toujours en partenariat avec l’OCDI, quatre forages ont été réalisés au Togo à Téhéza, Solimbia, Kambole 2 et Aledjo, ainsi qu’un puits à Kala.

Poursuite de l’accès à l’eau en 2018

En partenariat avec l’OCDI, six forages ont été réalisés au Togo à Solimbia, Odo Ama, Olousamma, Gominadé, Katango et Nfoto. L’accord permet d’offrir un accès à l’eau potable aux élèves et aux villageois dans chaque cour d’école construite par FIDEI et prévoit la mise à disposition progressive d’installations sanitaires.

Des précautions précises sont prises pour garantir la propreté des lieux et l’entretien des installations. L’OCDI procède à des analyses biologiques. Lorsqu’il s’agit de puits, l’accès est restreint ; les puits sont cadenassés et seules les puisatières désignées par le village sont habilitées à puiser et distribuer l’eau.

En 2019, une jeune sage-femme française, récemment diplômée d’Etat, s’est portée volontaire pour seconder sur une année les équipes de l’hôpital pédiatrique et la maternité soutenus par FIDEI à Kaboli (Kambolé).

En 2020, le programme de développement de l’accès à l’eau s’est élargi dans la région de Kambolé avec l’inauguration des forages de Ouloussetant, Lougba, et Agarou au Togo. La vie des villageois est transformée. La santé des enfants et des adultes en bénéficie, les maladies hydriques régressent et le forage devient un lieu de rencontres central. Les cases se multiplient tout autour. Des comités de gestion de l’eau sont mis en place afin d’assurer un usage équitable de la ressource et un entretien régulier des installations.

Constructions et rénovations scolaires sur les sites de: Katango, N’foto, Kaboli, Batani, Gominadé, Téhéza et Laouwari

En 2017, deux écoles sont en reconstruction au Togo, les enfants étaient scolarisés sous des abris de paille qui ne résistaient pas aux intempéries ou dans des salles trop basses et exigües, exposées aux vents. La qualité du travail scolaire est remarquable grâce au dévouement des équipes pédagogiques. La population de Katango ayant proposé de fabriquer elle-même les briques, de procurer bois, sable et graviers, FIDEI a offert les matériaux permettant de bâtir 3 salles en « dur » qui seront bientôt achevées.


A N’foto, la population s’est aussi mobilisée ; FIDEI construit 3 classes de 63m².

Au Togo, sur les sites où intervient FIDEI, deux écoles primaires ont été entièrement détruites.

A Katango, l’abri sous lequel se donnaient les cours s’est envolé ; à Kaboli, la toiture de l’école en a fait de même et les murs se sont en partie effondrés. La population s’est mobilisée, transportant sable, eau et gravier et participant aux travaux. De jeunes élèves de l’Ecole Internationale Bilingue de Paris se sont engagés à travers une course sponsorisée, pour participer au financement.

Dans l’urgence, a été également entrepris le remplacement de 3 classes de primaire à l’école Batani de Kaboli qui accueille 180 enfants. Ces deux structures ont été prêtes juste à temps pour la rentrée scolaire d’octobre.

A Kaboli, le collège Bi Ireti a été achevé par la pose de claustras protégeant les élèves des intempéries, puis par celle d’enduits et de peinture intérieurs et extérieurs qui en font un très bel établissement de 16 classes.

A Nfoto, une école primaire toute neuve de trois classes a ouvert ses portes en remplacement de hangars boueux ouverts à tous les vents.

Dans 4 villages proches de Kaboli, FIDEI a procuré sacs de riz, huile et savon pour aider des familles en difficulté.

Courant 2018, toujours à l’est du Togo, dans la région de Sokodé, autour de la ville de Kambole, à la frontière du Bénin, ont été inaugurées 3 écoles primaires de 3 classes construites par FIDEI dans les villages de Katango, Nfoto, et Batani, ainsi que l’extension d’un collège. Les nouvelles structures scolaires ont remplacé des abris de fortune exposés au vent, à la poussière et aux insectes et reptiles, édifices fragiles détruits chaque année par les pluies diluviennes de l’été.


Les élèves et parents d’élèves du village de Katango se sont engagés à mettre un terme au trafic des enfants, pratique désastreuse, survivance dévoyée de la tradition des enfants « confiés » à des familles d’accueil pour soulager le milieu familial et faciliter l’apprentissage d’un métier. Il s’agit aujourd’hui d’une forme de « traite » dans laquelle des intermédiaires peu scrupuleux prélèvent la moitié des maigres gains versés en échange d’une main d’œuvre exploitée dans des pays voisins. Seuls la scolarisation des enfants et le soutien aux parents permettront d’endiguer ce fléau.

Dans le cadre de son engagement pour la lutte contre l’analphabétisme et la traite des enfants au Togo à travers l’accès à l’Education, FIDEI accroit son programme de constructions scolaires et de sensibilisation de la population. Après les écoles de Batani, Bi-Ireti, Nfoto, Katango, Damando, Bitchabé, et Kountoum, c’est dans le village de Gominadé que FIDEI a construit en 2018 une nouvelle école primaire en remplacement de paillotes, et dans celui de Téhéza que l’association a ouvert les 4 premières classes « en dur » d’un collège qui en comptera bientôt 6. Les collégiens de Téhéza, à l’occasion de l’inauguration, ont chanté l’hymne national togolais et la Marseillaise, avec une diction parfaite témoignant de leur maîtrise de la langue et de leur attachement à la francophonie.

La lutte contre la traite des enfants au Togo

Le Togo est classé au 178° rang sur 190 pays sur l’indice de pauvreté. Les enfants sont les plus touchés. « Confiés » à des intermédiaires, ils constituent une main d’œuvre exploitée et maltraitée.

Selon l’UNICEF: « La traite est une des plus graves violations des droits humains au monde. Les enfants et leurs familles sont alléchés par les promesses des réseaux de trafiquants, promesses d’un avenir meilleur, d’échapper à la pauvreté ; des centaines de milliers d’enfants sont vendus au-delà des frontières. Leur survie et leur développement sont menacés ; ils sont privés de droits à l’éducation, à la santé, à grandir au sein d’une famille, à la protection contre l’exploitation et les abus ».

FIDEI apporte sa pierre par la création d’infrastructures scolaires doublées d’un programme d’aide sociale et de sensibilisation des populations dans le secteur de Kambole. Après Batani, Bi-Ireti, Nfoto, Katango, et Gominadé, c’est à Téhéza et Laouwari que FIDEI a lancé de nouvelles constructions en 2019. A Téhéza, c’est un collège de 6 classes dont les 2 dernières seront terminées avant la prochaine rentrée scolaire. A Laouwari c’est une école primaire qui remplacera les abris de bois et de tôle actuels. Des sessions d’échanges sur la question de la traite se tiennent dans les établissements créés. La population réagit favorablement. Ce programme soulève aussi une forte adhésion des enfants et des enseignants.

Le plan d’action contre la traite des enfants dans le secteur de Kambole au Togo s’est poursuivi avec la construction de 2 nouvelles classes au collège de Téhéza et celle d’une école primaire dans le village isolé de Laouwari. Toutes ont été ouvertes pour la rentrée scolaire.

Les élèves de 3° de Téhéza, assistés de professeurs, ont joué dans plusieurs établissements, et enregistré, un sketch très convaincant sur les illusions du « placement » et les méfaits de cet esclavage. Le CD permettra une large diffusion du message. En remerciement, FIDEI a offert à tous les jeunes de la classe un ensemble de fournitures scolaires pour leur entrée au lycée.

Courant 2020, le programme de lutte contre la traite des enfants au Togo porte ses fruits comme en témoignent ces extraits de messages reçus de l’inspecteur d’Académie de Bassar et du directeur du collège de Téhéza : « Merci pour ce que FIDEI fait pour l’éducation, l’épanouissement et le développement de l’enfant. Le trafic d’enfants est devenu quasiment nul dans les villages aidés. Les parents, soulagés, renoncent au trafic et encouragent la scolarisation de leurs enfants. La fréquentation scolaire s’est accrue de plus de 50%. Le taux de grossesses au collège a été réduit de 5% à 1% par an. La population est à l’abri des maladies hydriques. Nous vous sommes reconnaissants des bienfaits apportés à nos communautés »

Fabrication artisanale de savon et distribution dans les villages

Au Togo, FIDEI a soutenu deux groupements de villageoises : Alafia dans le quartier de Takété à Kaboli et Solim à Agbansikiti par la commande de savons traditionnels qui ont été distribués gratuitement dans les villages de Katango, Nfoto, Téhéza, Laouwari et Gominadé. Ils sont produits à partir d’huile de noix de palme et de potasse qui provient de cendres de végétaux : tiges de maïs, de haricots, de palmiers… « On met l’huile au feu puis on ajoute la potasse et le tout cuit pendant 12 à 15 minutes. Le produit est mis dans des calebasses qui servent de mesures. On laisse le tout refroidir et c’est bon pour l’utilisation et la vente ». Ces femmes partagent entre elles les bénéfices de leurs ventes sur les marchés et ont, elles aussi, créé une caisse de solidarité afin de venir en aide à plus pauvres qu’elles.

Toujours en 2020, FIDEI a décidé d’élargir le champ de ce programme éducatif et social et de répondre à l’appel de 8 villages du secteur isolé de Kala. Une école primaire a été construite et ouverte pour la rentrée scolaire. Jusqu’ici les enfants se réunissaient sous une paillote délabrée. Le projet de passerelle destinée à désenclaver la zone progresse. Les plans ont été approuvés. Un appel à dons est lancé par FIDEI et par une association partenaire.